Journée de nettoyage de l'Yonne

Le mercredi 6 novembre 2013 s’est déroulée la deuxième journée de nettoyage de la rivière Yonne. Une initiative portée par les Amis du Canal du Nivernais et l’Union des Pêcheurs de l’Auxerrois. Après les berges situées entre Vincelottes et Bailly, dûment nettoyées en avril 2012, c’est sur la commune d’Augy que se sont retrouvés, dès 8h30 et sous un ciel gris, les bénévoles des deux associations, avec pour mission de couper les arbres morts et d’élaguer la végétation envahissante. L’objectif ? Ouvrir des fenêtres de visibilité sur la rivière, à destination des pêcheurs, mais aussi des cyclistes et piétons qui empruntent le chemin dit de la Petite route d’Augy. Des embâcles – ces troncs tombés dans l’eau qui, emportés par le courant, parfois jusqu’à la mer, occasionnent de gros dégâts sur les ouvrages du canal (berges, barrages, écluses, ponts, etc.) – ont également été extraits de la rivière, non sans peine, et de nombreux déchets collectés sur les abords du chemin.

 

Le casse-croûte, offert par la commune à la salle des fêtes d’Augy, fut réconfortant et convivial. L’occasion de réaffirmer la nécessité d’un dialogue entre tous les usagers du canal et de la rivière, qu’ils soient navigants, loueurs de bateaux, éclusiers, VNF, pêcheurs, cyclistes, promeneurs, riverains ou simples amoureux du canal, dans un souci commun de protection et de promotion de ce lieu unique.

 

Pour rappel, c’est au propriétaire riverain qu’incombe l’entretien du cours d’eau qui « a pour objet de [le] maintenir […] dans son profil d’équilibre, de permettre l’écoulement naturel des eaux et de contribuer à son bon état écologique ou, le cas échéant, à son bon potentiel écologique, notamment par enlèvement des embâcles, débris et atterrissements, flottants ou non, par élagage ou recépage de la végétation des rives » (article L.215-14 du code de l’environnement). Faute de moyens financiers et crise oblige, on conçoit que les communes ne puissent prendre en charge l’intégralité de l’entretien des berges. C’est donc aux volontaires de s’y coller. Outre la satisfaction personnelle et le plaisir que procure le travail bénévole, en équipe et en plein air, ce peut être l’occasion pour eux de récupérer de quoi se chauffer pour l’hiver (le bois ainsi collecté fournit un excellent bois de chauffage), et de contribuer à la préservation et à l’embellissement du cadre de vie, fût-il celui des autres. Sans oublier le surcoût de réparation des dégâts causés par les embâcles ainsi épargné à la collectivité. Pour toutes ces raisons, il serait peut-être judicieux de multiplier à l’avenir ce genre d’opérations en incitant et encourageant riverains et bénévoles à prêter main-forte. (A.B.)